Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre en place ma routine journalière. J’ai décidé de m’y atteler chaque jour.

Je vous prends pour témoin !

Chaque jour, la priorité sera donnée à cette séquence d’actions, d’attitudes, quelques soient les événements, mon emploi du temps, jusqu’à ce que cela devienne une habitude.

Jusqu’à ce que je ne pose plus aucune question, que ce soit juste un réflexe, un nouvel automatisme, choisi cette fois-ci.

L’enchaînement complet auquel il me sera alors impossible de déroger, sous peine de gêne, malaise ou inconfort, jusqu’à ce que cela soit fait.

Bref,

Installer cette nouvelle habitude.

Je connais la recette, il n’y en a pas trente-six

  1. DÉCIDER,
  2. AGIR, chaque jour,
  3. Continuer, continuer, CONTINUER, poursuivre au moins 21 jours d’affilée.

Et chaque jour, où je loupe le coche, non pas me flageller, non pas me culpabiliser, non pas m’en vouloir.

Mais simplement continuer, reprendre, OK, donc JE continue.

C’est tout.

Over, and over and over.

Voilà comment on change ses habitudes.

Pour certaines habitudes, en fait pour la majorité de nos habitudes, cela se fait à notre insu.

Lentement, continuellement.

Par exemple, boire son café le matin, ou prendre tous les jours un petit carré de chocolat (ou plus) le soir pour se réconforter.

L’habitude s’installe, elle est là et elle perdure, renforcée par la consistance, le fait qu’elle soit répétée chaque jour.

Alors, pour changer une habitude, c’est le même processus.

Il suffit juste de décider pour soi, et de sentir pour une fois que c’est nous qui sommes en contrôle. Pas l’environnement, pas l’extérieur. Juste toi, moi, face à soi même.

Vous vous demandez quelle est ma routine journalière ?

En tant que thérapeute, en tant que coach relationnelle, quelles actions je mets en place pour être en forme, pour me sentir alignée, apaisée, pour grandir ?

Ma routine est simple, pragmatique et comme toute nouvelle habitude, elle me demande DÉCISION – CONSISTANCE et DISCIPLINE pour s’inscrire véritablement dans mon quotidien.

Je veux démarrer chaque journée par quelques pages d’écriture libre, pour moi, et pour plusieurs raisons.

Ecrire me fait un bien fou, et c’est le meilleur outil que j’ai découvert pour structurer mes pensées, pour les décontaminer et pour les transformer.

Je m’explique.

 

ECRIRE

1/ Permet de me décharger. Chaque jour, le matin, je veux passer quelques minutes, plutôt quelques nombreuses et longues minutes, à poser sur le papier tout ce qui est dans ma tête. Comme une espèce de détox cérébrale.

Poser, poser, poser…sur le papier pour ne plus s’encombrer, pour respirer !

Pour faire de la place pour la nouveauté.

Pour se libérer et pour mieux penser.

2/ Ecrire me permet aussi de véritablement structurer mes pensées.

En effet, l’écrit ne fait pas appel aux mêmes processus mentaux que réfléchir. Ecrire n’a rien à voir avec ce qui passe en boucle dans votre tête.

En effet, si vous prenez quelques instants…

Allez-y, faites-le maintenant…

Ecoutez simplement les pensées dans votre tête.

Regardez, qu’entendez-vous ?

Pas grand chose, cela se bouscule, peut-être dans tous les sens.

Ça chuchote, ça bruisse. Mais finissez-vous seulement une seule de vos phrases, dans votre tête ?

Si vous écoutez, vous verrez qu’en réalité, votre discours intérieur est certes très puissant, puisqu’il conditionne invariablement vos comportements, mais il n’est pas structuré, il n’est pas construit.

En réalité, ce sont plus des injonctions, des images, peut-être des sons…surtout des bribes de phrases éparses.

Alors, rendez-vous compte, ce sont toutes ces bribes éparses, déstructurées, qui vous guident au quotidien.

Qui vous font prendre toutes ces décisions ?

Qui dictent vos comportements ?

C’est fou, non ?

Vous laisser la barre du navire à un fou aveugle et sourd ?

Vous vous laissez décider de votre vie sans véritablement prendre le temps d’ouvrir, de regarder, d’aller plus loin ou même simplement d’entendre ce qui se passe en vous ?

Vous êtes en somme endormie, ou en auto pilote.

Alors, écrire me permet de regarder tout simplement ce qui se passe à l’intérieur de moi, car par ce simple mouvement de l’intérieur vers l’extérieur. Je dois déjà structurer ma pensée, dérouler mes phrases jusqu’au bout, en somme, donner une forme à mes idées.

3/ Ensuite, écrire me permet d’aller plus loin et c’est probablement la partie qui m’est pour le moment la plus difficile. Ici, il ne s’agit pas simplement de laisser couler, s’écouler les mots, les phrases, les idées mais maintenant d’introduire dans la discussion quelques BONNES questions.

 

Alors, qu’est ce qu’une bonne question ?

Oui, se poser des questions on sait toutes le faire.

Même que l’on s’en pose en boucle. Même que pour ma part, le doute, le questionnement a toujours pris une place très importante.

Maintenant, le point essentiel est d’introduire de bonnes questions dans nos schémas mentaux.

Une bonne question est une question qui me permet d’avancer.

Une bonne question est une question qui ouvre vers de la nouveauté.

Une bonne question est une question qui m’engage à réfléchir, qui me mobilise, qui me motive en quelque sorte à aller vers une meilleure version de moi-même.

Myriam 2.0   !

Une bonne question est surtout une question qui me donne envie d’apprendre et qui n’est en soit pas véritablement rassurante, mais qui me permet de grandir.

Une bonne question me permet aussi de transmettre mon message, elle me pousse à faire sortir une certaine vérité, celle de mon moment présent, en la rendant entendable, pour impacter positivement les personnes que j’accompagne.

Pour qu’elles puissent, à partir de ces réflexions, s’ouvrir à leur tour, à elle-même, et découvrir véritablement qui elles sont, ce qu’elles font sur cette planète, et comment dans leur façon unique d’être en relation, elles peuvent à la fois se nourrir et transmettre leur singularité.

….

Deuxième point que je souhaite intégrer à ma routine quotidienne, c’est le fait de prendre vraiment soin de moi, soit par un peu de méditation les jours où j’ai le moins de temps, soit intégrer mon heure de sport quotidienne.

C’est donc aménager ce temps-là directement dans mon emploi du temps.

NON NÉGOCIABLE, aucun détour à faire.

Comment pourrais-je imaginer écouter, accompagner chaque femme, chaque couple vers plus d’épanouissement, plus d’écoute, plus de place pour soi en premier lieu, si moi-même je ne le fais pas ?

Alors voilà, dès la fin de l’écriture de ce post, avant même toute mise en page, je vais prendre quelques minutes, pour me poser, fermer les yeux, respirer, sentir mon souffle qui va et qui vient.

Me sentir vivante et connectée.

Me sentir là, présente, ici, maintenant.

 

 

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