Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il est si important pour nous d’avoir quelqu’un dans notre vie ? Quelqu’un pour nous faire avancer ? De désirer se sentir en sécurité et protégé(e) aux côtés de quelqu’un d’autre ? Pourquoi ressentons-nous ce besoin d’amour de l’autre ?

 

Avons-nous tellement besoin d’amour au point de ne pas pouvoir rester seul(e) longtemps ? Y a-t-il un remède à ça ? L’autre, nous guérit-il ?

Cela peut paraître étrange, mais la première question que j’aimerais poser est la suivante : Quelles sont vos convictions sur l’importance d’avoir quelqu’un dans votre vie ?

Peut-être allez-vous me répondre :
Besoin d’affection
Besoin d’attention
Besoin d’être écouté(e)
Besoin de montrer aux autres (ou à quelqu’un en particulier) que j’en suis capable
Besoin de soutien
Besoin de sécurité
Besoin de quelqu’un avec qui passer du temps
Besoin d’amour

Imaginez à quel point nous sommes exigeants sur le fait d’avoir quelqu’un pour nous donner de l’affection, de l’attention, du soutien, du temps et répondre à notre besoin d’amour. N’est-il pas exagéré d’attendre de notre partenaire de vie qu’il fasse de nous une personne accomplie ?

Fondamentalement, nous avons tous besoin d’amour. C’est écrit dans nos gènes, mais nous ne réalisons pas ce qu’est vraiment l’amour. Nous ressentons ce besoin de chercher quelque chose, qui en fait se trouve en nous depuis toujours.

Le besoin d’amour de l’autre vient du besoin de s’aimer soi-même. Et comme souvent nous ne savons comment nous y prendre, nous le transférons sur l’être aimé.

Etes-vous obnubilé(e) par l’absence de quelqu’un ou le manque de son affection ? Certains soirs, à certaines dates et surtout les week-ends, cela devient encore plus pressant, n’est-ce pas ? Vous battez-vous contre ces pensées persistantes ?

« Tout ce à quoi l’on résiste persiste, et tout ce que l’on embrasse s’efface. » C. Jung

Prenez un moment pour y réfléchir…

Et croyez-moi : vous n’êtes pas vos pensées. Etes-vous d’accord ?

Vos pensées sont en vous, mais vous n’êtes pas vos pensées. Vous êtes bien plus qu’un amoncellement de souvenirs et de voix dans votre tête. Vous êtes peut-être conditionné(e) à croire que vos pensées vous définissent, mais ce n’est pas vrai. Vous pourriez leur donner moins d’importance plutôt que d’essayer de les contrôler.

Certaines pensées sont comme ces « amis » qui veulent coûte que coûte vous faire sortir de la maison pour faire la fête, sans se rendre compte qu’à chaque fois, vous rentrez chez vous plus triste et vide que lorsque vous étiez parti(e). C’est leur rôle. Le seul moyen de vous en débarrasser est de ne pas accepter leur invitation tout en restant poli(e) (par exemple) : pas ce soir les amis, peut être la prochaine fois. Bien sûr qu’elles reviendront. Mais si à chaque fois, elles se voient leur invitation refusée, elles finiront par abandonner et vous laisser tranquille.

Qu’est-ce qui précède les pensées ? d’où viennent-elles ? Comment agissent-elles ?

Les pensées résistent parce que vous croyez en elles : vous leur donnez de l’importance.

Imaginez que vous venez de gagner à l’Euro millions et que vous recevez presque au même moment une lettre de licenciement. Est-ce qu’être licencié(e), alors que vous venez de gagner des millions sera important à vos yeux ? Lors de la réception du courrier, la pensée du licenciement vous viendra à l’esprit. Mais par la suite, elle sera vite oubliée parce qu’elle n’aura probablement que peu d’importance puisque vous n’aurez plus besoin de ce travail. Par contre, si vous perdez votre emploi alors que vous n’avez pas beaucoup d’argent, cette pensée pourrait vous tourmenter et vous continuerez à la ressasser.

On pourrait dire que nos pensées représentent nos croyances. Certaines de celles-ci peuvent être nouvelles, mais la plupart nous sont induites depuis l’enfance. Une des croyances les plus répandues est la peur de l’abandon suscité par le fait que nos parents n’ont pas su répondre à nos attentes comme nous en avions besoin.

Cette croyance que nous pouvons être abandonné(e)s ou rejeté(e)s, et que quelqu’un d’autre doit nous apporter de l’attention et combler notre besoin d’amour est ancrée en nous, mais elle nous dessert puisqu’elle entretient la peur du manque.

Nous pouvons apprendre à nous appartenir à nous-même, à nous aimer véritablement, et nous sentir pleinement suffisant(e) au lieu d’attendre qu’une autre personne vienne satisfaire ce besoin en nous.

Et beaucoup d’entre nous attendent toujours…

Souvent, dans les couples que j’accompagne au quotidien, beaucoup d’incompréhension et de tristesse sont liées au fait que l’on s’attende consciemment ou non à ce que l’autre réponde à nos besoins fondamentaux.

Et maintenant, va-t-on changer le passé ?

Le passé est révolu, il n’y a pas de fautes ou d’erreurs, il est impossible de changer le passé. Mieux vaut s’entraîner à rester dans le présent après avoir pris conscience de ce que l’on peut faire pour soi-même.

Tout comme l’on ne peut s’attendre à ce qu’autrui nous baigne ou nous nourrisse, nous ne pouvons pas non plus nous attendre à ce qu’autrui satisfasse nos besoins d’amour, d’attention, de soutien et d’affection. Accepter cela vous rendra la vie bien plus douce.

Cessez d’être le percepteur des impôts du royaume qui brandit la facture : « Tu es là, tu dois me payer 5 doses de I Love You, 10 d’affections spontanées et 5 déclarations en public et sur Facebook” pour devenir sa majesté la reine.

Comment est-ce que cela va se faire ?

Apprenez à vous aimer inconditionnellement, sans attendre quoi que ce soit de l’autre et de vous-même. Ceci pourrait être un projet de vie. Quand vous vous réveillerez à ce réel besoin vous serez en chemin vers une rencontre avec vous-même.

Recherchez cette relation d’intimité et vous constaterez que les réponses et les chemins apparaîtront, simplement, en se dépliant, pas à pas.

« Nous sommes esclaves de ce que nous ne connaissons pas, nous sommes maîtres de ce que nous connaissons. Quels que soient le vice ou la faiblesse que nous découvrons et dont nous comprenons les causes et les façons d’agir, nous les surmontons par la connaissance ; l’inconscient disparaît quand il est amené dans le conscient. » Nisargadatta Maharaj

N’attendons pas de l’autre ce que nous avons l’obligation de nous donner à nous-même.

 

 

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